Climato-scepticisme| Les facteurs favorables

Edwin Zaccaï, Université libre de Bruxelles

De nombreux facteurs contribuent à donner une ampleur toute particulière aux discours scep- tiques sur les changements climatiques. Parmi les plus importants, on doit noter la difficulté à concevoir et mettre en œuvre les trajectoires alternatives de développement appelées par les changements climatiques. ne pas y « croire » pour ne rien avoir à changer représente alors la solution de facilité.

L' avant et l’après conférence de Copenhague, au tournant 2009-2010, pourraient bien rester associés à un regain de mise en cause de la science du climat et des scientifiques qui la font. Quelques semaines avant la conférence, on assista à la divulgation d’emails provenant de l’Unité de recherche sur le climat (CRU) de l’Université d’East Anglia, une des principales sources de données climatiques dans le monde. de façon très disproportionnée avec la teneur réelle d’une infime minorité de ces mails, des accusations de partialité ou de malhonnêteté défrayèrent une série de médias. dans le sillage de la déception d’un sommet peu concluant, quelques erreurs, à nouveau très peu nombreuses, furent utilisées pour attaquer le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) et sa crédibilité. En France, le best seller « L’imposture climatique » qualifia de « mafia » cet organisme qui coordonne la synthèse de milliers de travaux scientifiques du monde entier. En réaction à ce livre, un appel de plus de 600 scientifiques du climat fut émis en avril 2010 afin de demander aux autorités françaises d’être dédouanés de l’accusation de malhonnêteté. Ce qui fut fait, de même que trois enquêtes indépendantes ont « innocenté » le CRU et qu’une commission officielle sur le fonctionnement du GIEC n’a rien évélé d’anormal dans son fonctionnement.

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Dernière modification : 14 February 2011